
Figure reconnue du secteur bancaire dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, Isabelle Bourgade a construit sa carrière dans un esprit de confiance, de dialogue, d’ouverture et d’action. Des valeurs qu’elle retrouve pleinement dans la mission du Centre Jacques Cartier, dont elle prend officiellement la présidence à partir du 16 septembre prochain. Un fil conducteur que l’on retrouve dans son parcours professionnel, marqué par de nombreuses années au CIC Lyonnaise de Banque, où elle a occupé différentes fonctions, jusqu’à en devenir directrice générale, avant de rejoindre le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, actionnaire du CIC, comme directrice de l’innovation et des synergies. De retour à Lyon, et en parallèle de son engagement au Centre, elle préside le conseil d’administration de la Fondation de l’Auditorium et de l’Orchestre national de Lyon et siège au conseil d’administration d’Habitat et Humanisme. La présidence du Centre Jacques Cartier s’inscrit ainsi dans un parcours où le collectif et l’échange entre acteurs et l’innovation sont des fils conducteurs.
Une présidence engagée, tournée vers l’impact et la coopération
Si Isabelle Bourgade a accepté de prendre la présidence du Centre Jacques Cartier, c’est d’abord en raison de la confiance témoignée par Alain Mérieux, Bernard Sinou, le président sortant, et Sidonie Mérieux. Sa conviction dans l’utilité du modèle est ancienne. « Le Centre, je le connais depuis longtemps, je l’ai vu à l’œuvre. C’est un outil concret, vivant, pour faire dialoguer nos deux territoires », confie-t-elle. Déjà partenaire des Entretiens Jacques Cartier lorsqu’elle dirigeait le CIC Lyonnaise de Banque, elle s’était rendue au Québec avec des clients dans le cadre du Club CIC International, une initiative qu’elle avait contribué à lancer. « Cette mission avait été un vrai succès. J’ai trouvé ça très utile, très intéressant, très riche. Et le Centre avait joué un rôle facilitateur essentiel », se souvient-elle.
Ce goût de la coopération, du décloisonnement et des passerelles entre territoires, elle souhaite désormais l’incarner pleinement à la tête du Centre. Son ambition ? Renforcer l’impact concret des projets issus des échanges impulsés par le réseau franco-québécois. « Mon rôle n’est pas d’être directement dans l’opérationnel, c’est celui de la directrice générale, mais d’être une force de propositions. » Elle insiste notamment sur l’importance d’une gouvernance impliquée, au plus proche des réalités de terrain dans les domaines académique, économique, institutionnel, de la santé ou bien encore culturel.
Dans la continuité de son prédécesseur, elle entend poursuivre la mission du conseil d’administration, encourager une dynamique collective et soutenir les équipes. « C’est une maison qui fonctionne bien, avec des personnes engagées, compétentes, passionnées. Mon objectif est de les accompagner, de les valoriser et de maintenir cet esprit de confiance, d’ouverture et de dialogue. Avec Amandine Bresselle, directrice générale, et ses collaborateurs, nous pouvons compter sur une équipe de grande qualité. »
Faire vivre l’intelligence collective
Isabelle Bourgade porte un regard extrêmement enthousiaste sur les liens qui unissent l’Auvergne–Rhône-Alpes et le Québec. « Il y a une vraie résonance entre nos deux territoires, une volonté d’agir, d’échanger, d’innover ensemble », observe-t-elle. Pour la nouvelle présidente, le Centre Jacques Cartier a un rôle unique à jouer : celui de faire dialoguer les mondes — académique, économique, institutionnel, de la santé, associatif — au service de projets utiles et durables. « C’est un catalyseur d’intelligence collective, au sens le plus noble du terme. » Dans les prochaines années, elle souhaite renforcer cette mission de mise en lien, d’amplification de l’impact, en tenant compte des mutations actuelles. « Il faut rester en mouvement, savoir s’adapter sans se dénaturer. Après 40 ans d’existence et de succès, le Centre a un ADN fort. À nous de continuer à l’incarner avec sincérité et engagement. »
Un cap qu’elle souhaite tenir, avec Sidonie Mérieux et Robert Olivier, les présidents des fondations française et québécoise, dans la continuité du travail mené par Bernard Sinou, qu’elle apprécie beaucoup et dont elle salue l’action : « Il a su donner une cohérence d’ensemble, mettre en place une gouvernance efficace, et toujours agir avec bienveillance et exigence. C’est un président qui a marqué le Centre, et je suis fière de lui succéder. Je le connais bien. »