
En rejoignant le Centre Jacques Cartier, le CIC Lyonnaise de Banque souhaite contribuer à faire grandir les collaborations entre l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Québec. Patrice Cauvet, son directeur général, présente les enjeux de ce rapprochement et les leviers d’action pour accompagner les entreprises dans leur développement international.
Comment définiriez-vous aujourd’hui le rôle et les grandes missions du CIC Lyonnaise de Banque ?
Notre banque est née à Lyon il y a 160 ans, créée par des entrepreneurs et au service des entreprises. Cette histoire est importante, car elle a profondément déterminé qui nous sommes. Acteur majeur du grand quart Sud-Est, nous sommes la filiale d’un grand Groupe, Crédit Mutuel Alliance Fédérale, ce qui renforce notre solidité.
Pour nous, qui sommes entreprise à mission, notre métier c’est d’accompagner nos clients dans la réalisation de leurs projets, d’être utile à la société et à l’essor de nos territoires. Nous sommes attentifs aux enjeux de société et à leurs répercussions dans la sphère économique. Au CIC Lyonnaise de Banque, l’accompagnement des entreprises et de leurs dirigeants est au cœur de notre métier, nous accompagnons 3 Grandes Entreprises sur 4, et 1 PME sur 3 sur notre territoire d’action, le grand quart Sud-Est du pays.
Nos équipes sont au contact de nos clients pour anticiper leurs besoins et les accompagner, dans la durée, de la meilleure façon possible.
Depuis plus de 40 ans, le Centre Jacques Cartier rapproche l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Québec en faisant dialoguer les mondes économique, universitaire, scientifique et institutionnel. Quel rôle le CIC Lyonnaise de Banque souhaite-t-il jouer dans cette dynamique ?
Par ce mécénat, CIC Lyonnaise de Banque souhaite soutenir les actions du Centre Jacques Cartier. Notre rôle à nous, en tant que banque, est particulièrement adressé auprès du monde économique, des entreprises et des entrepreneurs.
Comme je l’ai mentionné, le CIC Lyonnaise de Banque est présent auprès d’une PME sur trois, et même auprès d’une sur deux lorsqu’elles ont une activité à l’international.
Nous accompagnons les entreprises qui veulent se développer. Nous nous donnons ainsi comme mission d’utiliser toutes les occasions de valoriser les entreprises qui réussissent ou qui veulent réussir à l’international.
Et nous sommes convaincus que nous devons participer et conforter les écosystèmes qui soutiennent ces entreprises. Le Centre Jacques Cartier en fait partie.
Dans cette mission d’accompagnement des entreprises et de leurs dirigeants, nous sommes en soutien à la définition de leur stratégie, dans le développement de leur chiffre d’affaires et dans la sécurisation de leurs opérations à l’international.
La devise du CIC est « Construisons pour que le monde bouge ».
Quelles opportunités identifiez-vous de part et d’autre de
l’Atlantique ?
Les liens économiques entre les entreprises et dirigeants de nos territoires sont anciens et parfois étroits.
Bien que les cultures entrepreneuriales soient parfois un peu différentes de nos deux côtés de l’Atlantique, ces liens peuvent encore être développés ! Et le Traité CETA, accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, a ouvert un cadre plus large et encore facilité pour les partenariats entre nos entreprises.
De nombreuses opportunités existent.
Immédiatement, on peut en citer trois :
- le secteur numérique dans son sens large, et particulièrement dans les domaines de la santé, qui nous concerne tous ; ainsi que les expertises réciproques en matière d’intelligence artificielle.
- Le renforcement des liens entre filières et écosystèmes Innovation et Tech ; hasard ou signe révélateur, la proximité des stands du CIC et de Québec Tech sur le dernier salon VivaTech était d’ailleurs particulièrement frappante !
- Enfin, tout ce qui touche aux domaines de la souveraineté de nos économies et de nos pays, sujets prééminents aussi dans la période actuelle.
Quelles collaborations ou quels sujets souhaitez-vous développer avec les membres du réseau du Centre Jacques Cartier, en Auvergne-Rhône-Alpes comme au Québec ?
En soutenant le Centre Jacques Cartier, notre banque souhaite renforcer les liens et échanges entre les membres, ainsi que les bonnes pratiques bancaires et entrepreneuriales.
En appui à ce mécénat, nous pouvons aussi, sur le terrain des entreprises, porter deux sujets, tant en Auvergne-Rhône-Alpes qu’au Québec :
- leur développement opérationnel : partenariats industriels, commerciaux ou capitalistiques,
- notre expertise de la relation bancaire, par des ouvertures de comptes facilitées et des co-financements potentiels.
« C’est en partageant qu’on construit sa réussite à l’international » est la devise de notre Club CIC International, fondé il y a plus de 40 ans, tout comme le Centre Jacques Cartier, d’ailleurs…
Nous vivons déjà ces valeurs de partage opérationnel et pouvons mettre nos expertises à disposition d’encore plus d’entreprises et dirigeants.
Le CIC dispose depuis de nombreuses années d’un Bureau CIC à Montréal, avec une équipe locale composée de salariés du CIC, bien entendu à la disposition des entreprises d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Pour les entreprises du Québec, grâce à notre partenariat historique avec le Mouvement des Caisses Desjardins, les liens bancaires sont facilités pour les entreprises, leurs dirigeants et leurs personnels.
L’offre de développement Desjardins aux entreprises québécoises « Passeport d’affaires » est d’ailleurs opérée par nos propres équipes opérationnelles CIC Aidexport.
Enfin, parce que les ambitions communes entre le Centre Jacques Cartier et le CIC Lyonnaise de Banque sont fortes, pour être très concret et opérationnel, j’ai demandé à notre Filière International, qui compte huit Chargées d’affaires International réparties sur l’ensemble du territoire d’Auvergne-Rhône-Alpes, de communiquer largement à nos clients sur les actions du Centre Jacques Cartier et d’en faire la promotion.
Ainsi, conjugué aux autres acteurs impliqués dans le Centre Jacques Cartier, le maillage pour toucher les entreprises devrait être assez fin.
Nous accompagnons les entreprises qui veulent se développer à l’international. Et nous sommes convaincus que nous devons participer et conforter les écosystèmes qui soutiennent ces entreprises. Le Centre Jacques Cartier en fait partie.
